M.Fallan « Contagious »

Exit les grosses distos et le gros son d’ Impure Wilhelmina, après un EP déjà remarqué, M. Fallan nous livre ici un premier album un brin intimiste, parfois acoustique, parfois électrique mais d’une somptueuse beauté. Sur « Contagious », on pourrait même parler de one man band car le suisse joue l’intégralité des nombreux instruments sans jamais en faire trop, il y a juste ce qu’il faut pour que l’ensemble reste cohérent. Tout cela pour dire que M. Fallan est doté d’un talent exceptionnel de composition.

Dès les premières notes, nous sommes plongés dans son univers mélancolique où mélodies et sonorités anglophones s’entrechoquent à la manière d’un Radiohead au top de sa forme, et même le chant, parfaitement exécuté, laisse planer le doute tant la similitude avec Thom Yorke est troublante. Ce qui frappe le plus, c’est la multitude de genres représentés sur ce disque mais qui au final n’en forment qu’un; de la pop incandescente de « Withered skin », au grungy « Wasteland » en passant par la folk maladive de « Weak » ou l’atmosphère dépressive de « Mirrors », les titres transpirent de douceur, d’émotion et sont empreints d’une fragilité touchante. Le songwriting est ahurissant, le moindre apport en instruments, effets ou chœurs est travaillé méticuleusement, ce qui donne une intensité encore plus forte au disque.

Après m’avoir séduit lors d’un concert seul avec sa gratte sous le bras, j’attendais beaucoup de son travail sur disque et bien je peux vous dire que je ne suis pas déçu. « Contagious » porte bien son nom car la musique de M. Fallan est réellement contagieuse, ce zikos est pétri de talent et mérite vraiment que l’on jette une oreille sur son disque, ce la vaut vraiment le détour.

Publié dans Disques | Laisser un commentaire

Playlist Episode 45 – INDESSENCE RADIOSHOW

Disque de la semaine Cleave « The Circle EP »

Our Lady Peace « Heavyweight »
Lit « Tonight »
Hooka Hey « Bad Mama »
Cleave « Skeletons In the Closet »
Nation Afire  » I Am Army »
Riverboat Gamblers « Comedians »
Beastie Boys « Sabotage »
Robot Orchestra « Thirsty Anthem »
Cleave « Passed Away »
The Gaslight Anthem « 45″
Back Track Lane « Burn »
Cleave « Refuse To Fall »

Téléchargement et écoute en ligne sur le site de CFM RODEZ.
Rediffusion samedi à 13h, sur l’antenne (107.9FM Rodez et environs

 

Publié dans Radio | Laisser un commentaire

Donnie Brasco « Drag The Blues »

Si vivre dans une petite ville côtière du sud de l’Angleterre rime souvent avec ennui et désœuvrement, du côté de chez Donnie Brasco on a décidé d’être actif en se lançant corps et âme dans la musique et plus particulièrement dans le hardcore. Après avoir partagé un split 7″ avec leurs compatriotes de As We Sink ! et constamment alimenté leur Myspace de nouveaux titres, le sextet inaugure enfin sa discographie personnelle avec « Drag The Blues » un E.P. 7 titres qui devrait rallier facilement les suffrages des fans de modern hardcore à visée émotionnelle…

Ici pas de round d’observation, avec « Loose Ends » Donnie Brasco choisit de viser directement au cœur avec un titre puissant qui est la quintessence de leur son urgent et écorché. La mélodie est triste, la tension est là, qui vous prend à la gorge pour ne plus vous lâcher. On sent chez Donnie Brasco l’influence évidente d’un groupe comme Defeater, dont ils sont d’ailleurs de grands fans. Les nerfs mis à vif par le chant hurlé et les riffs des guitares, on se laisse ensuite happer par la beauté du final où résonnent seuls les accords d’un piano et la voix déchirée de son frontman. Les deux titres suivants « Confetti Sky » et « Coastal Grey » fonctionnent de la même manière, avec une touche mélodique et émotionnelle encore plus prononcée. A ce stade, l’intensité dramatique est à son comble, c’est le moment pour Donnie Brasco de tomber la pression avec « The Great Depression » un interlude instrumental bluesy, qui sert d’intro à « Drag The Blues » un morceau découpé en deux parties qui sonne beaucoup plus rock mais n’en demeure pas moins aussi torturé et colérique. »Send Me Back To Sleep », vient clôturer le disque sur une note un plus positive et des arpèges délicats, laissant entrevoir une éclaircie dans le ciel de Donnie Brasco.

Vous l’aurez compris, c’est un premier disque absolument convaincant et même impressionnant de maturité que vient de sortir ce groupe. Les influences sont parfaitement digérées et on sent déjà poindre chez Donnie Brasco une vraie personnalité qui fait qu’on a déjà hâte d’écouter la suite de leurs travaux.

Publié dans Disques | Laisser un commentaire

Robot Orchestra « …Now We Can Walk »

A l’heure où je découvre « …Now We Can Walk », j’ai encore son prédécesseur « Disorder Of Colours » dans la tête, il faut dire qu’en 2009 Robot Orchestra avait soigné son entrée avec ce premier album ultra convaincant. Trois ans après, le duo rochellais est de retour sur ma platine et autant vous dire que le fan des 90′s que je suis, attendais ce moment avec une certaine impatience mêlée d’un peu d’appréhension, et si ce disque n’était pas à la hauteur ? Rassurez vous, cette crainte a été vite dissipée.

Dés les premières notes de « …Now We Can Walk », c’est bien les mêmes sensations que procure Robot Orchestra. Mariant toujours aussi astucieusement rock noisy et post hardcore, le duo n’a pas son pareil pour faire cohabiter dans ses morceaux puissance, urgence et mélodies souvent scotchantes, tout en gardant toujours en vue une certaine exigence dans l’écriture. Ce qu’il y a de bluffant c’est que si il est limité, en tout cas sur le papier : une guitare, une batterie, un sampler et deux chants, ce groupe parvient grâce à son audace à nous amener au cours de ses pérégrinations là où on ne l’attendais pas forcément.

Souvent physique et rageuse la  musique de Robot Orchestra jouit aussi d’une force évocatrice assez inhabituelle en particulier sur les morceaux les plus post rock où les deux acolytes dévoilent clairement la facette émotionnelle de leur travail.

Vous l’aurez compris, il n’y a rien à jeter sur ce disque dont on ressort avec la nette impression que Robot Orchestra a franchi un cap et pas seulement grâce à la production juste parfaite signée d’un autre duo : Amaury Sauvé et Sylvain Biguet.

 

Publié dans Disques | Laisser un commentaire

Playlist Episode 44 – INDESSENCE RADIOSHOW

 

Disque de la Semaine : Donnie Brasco « Drag The Blues »

Topsy Turvy’s « The Incredible »
Citizen « Dream »
Big Blast « Tonight We Own This Place »
Donnie Brasco « Loose Ends »
Rise Against « Dirt and Roses »
The Ghost inside « Outlive »
Hangin’Out « In Vain »
Millencolin « Carry You »
Donnie Brasco « Confetti Sky »
Hey Mercedes « Stay Six »
Tim Armstrong « Oh Hollywood »
Arteries Shaking « Mental Jail »
Donnie Brasco « Coastal Grey »

Téléchargement et écoute en ligne sur le site de CFM RODEZ.
Rediffusion samedi à 13h, sur l’antenne (107.9FM Rodez et environs)

Publié dans Radio | Un commentaire

Microfilm « AF 127  »

Depuis près de 10 ans, Microfilm propose un concept original et ambitieux qui consiste à mélanger habilement musique et cinéma, ce qui leur permet aujourd’hui de jouir d’une notoriété nationale et internationale. Ils exhument des dialogues ou autres bruitages tirés de films ou de documentaires des 50′s/60′s, afin de non pas en faire la B.O. mais de les convertir en une musique instrumentale jubilatoire qui évolue vers les sphères post rock. « AF 127  » leur quatrième album n’a pas fini de nous faire voyager, alors installez vous confortablement, la pellicule est lancée, les lumières s’éteignent, place au (micro)film !

Je partagerai ce disque en deux, avec d’un côté les titres où les samples agrémentent la musique, comme sur les énergiques « Flying Guillotine » et « Dept 7″, titres résolument rock aux mélodies enivrantes qui posent un peu l’ambiance recherchée sur l’album. Mais la mélancolie n’est jamais très loin et « Icebar » ou « Stranden » sont là pour nous le rappeler en jouant sur nos émotions à coups de magnifiques mélodies bien poignantes.

D’un autre côté, je rangerai les titres où la musique est clairement au service des dialogues ou autres extraits, qui sont l’idée de départ pour la création des morceaux. Toujours aussi énergiques, ces différents titres mettent à contribution notre imagination comme sur « Carnival » où l’on peut aisément se mettre à la place du pilote du bolide que l’on entend en intro, tant la tension retranscrite d’un rodéo sur la route est palpable. Et c’est sur la doublette « Rio », « Beauregard » que cette émotion atteint son apogée, où là vraiment la musique nous conte l’histoire amorcée par les dialogues.

Les morceaux défilent et sont assemblés de façon homogène, même si je pense que les différents samples n’ont pas vraiment grand chose à voir entre eux, je me suis laissé transporter par les poitevins comme s’il s’agissait d’un film et de ces 12 chapitres. Avec « AF 127 « , Microfilm assoit un peu plus son statut de maître en la matière, bien qu’aujourd’hui la concurrence se fasse de plus en plus sentir.

Publié dans Disques | Laisser un commentaire

WOODSON + THE LAST GUNSHOT à Onet le Chateau (12)

Publié dans En Vrac | Laisser un commentaire

Bigblast « All Saviours »

Des groupes qui disent être influencés par Rise Against et Paramore, il ne doit pas y en avoir des tonnes tant cela relève du grand écart stylistique et pourtant avec ce premier album c’est bien une synthèse du son des ces deux poids lourds de la scène rock US qu’entend entreprendre Bigblast.

Faisant fi des clichés, ce jeune groupe lyonnais (en service tout de même depuis 2007) a choisi de cultiver son originalité en accueillant dans ses rangs et depuis ses débuts une chanteuse. Occupé depuis fin 2010 par Emi, ce poste est pour beaucoup dans la fraîcheur du projet. En plus de la demoiselle, Bigblast compte aussi dans ses rangs un deuxième vocaliste en la personne de Liom également préposé à la guitare.

Musicalement, le groupe navigue dans des eaux connues à savoir un punk hardcore mélodique marqué du sceau de formations telles que Rise Against, A Wilhelm Scream ou Strike Anywhere . En fait Bigblast se différencie surtout grâce à ses chanteurs. D’un côté Emi amène des parties ultra calibrées taillées pour les radios de campus, de l’autre, Liom explore lui le versant coreux de Bigblast avec son lot de screams et de chant chargé en testostérone. Concrètement le duo se partage la tâche souvent alternativement, donnant l’impression que l’un répond à l’autre, mais certaines parties chantées à deux sont aussi très convaincantes, surtout accompagnées de singalongs qui les rendent véritablement contagieuses.

Pas avare de ses efforts Bigblast envoie avec « All Saviours » un disque débordant d’énergie et de bonnes vibrations et si je l’avoue j’étais un peu sceptique avant de l’écouter au final ce groupe m’a séduit à la fois pour sa personnalité et le degré d’aboutissement de son travail. Vraiment une bonne surprise !

Publié dans Disques | Laisser un commentaire

Playlist Episode 43 – INDESSENCE RADIOSHOW

Disque de la Semaine : Woodson + The Early Grave  « Split 7″ »

Set Your Goals « Only right now »
Shook Ones « Order form »
Woodson « Treason »
Lions Lions « The undertow »
Second To Last « Feels the same »
The Early Grave « Footprints »
Street Poison « Acid spit »
Taproot « Around the bend »
Woodson « Hard time »
Motion City Soundtrack « True romance »
Anchors « We Are Oscar Mike »
The Hunters « 2 last stop cancer »
The Early grave « Burden »

Téléchargement et écoute en ligne sur le site de CFM RODEZ.
Rediffusion samedi à 13h, sur l’antenne (107.9FM Rodez et environs)

Publié dans Radio | Laisser un commentaire

INDESSENCE RADIO (fait son) SHOW !

La nouvelle est désormais officielle, on vous donne rendez vous le samedi 16 juin au Studio à Onet le Château (agglomération de Rodez) pour la première édition de notre festival : L’INDESSENCE RADIO (fait son) SHOW !

On a le soutien de CFM, notre radio mais on a surtout besoin de VOUS pour pouvoir péréniser et faire grossir cet évènement dans les années à venir. On compte sur vous !

Publié dans En Vrac | Laisser un commentaire