Exit les grosses distos et le gros son d’ Impure Wilhelmina, après un EP déjà remarqué, M. Fallan nous livre ici un premier album un brin intimiste, parfois acoustique, parfois électrique mais d’une somptueuse beauté. Sur « Contagious », on pourrait même parler de one man band car le suisse joue l’intégralité des nombreux instruments sans jamais en faire trop, il y a juste ce qu’il faut pour que l’ensemble reste cohérent. Tout cela pour dire que M. Fallan est doté d’un talent exceptionnel de composition.
Dès les premières notes, nous sommes plongés dans son univers mélancolique où mélodies et sonorités anglophones s’entrechoquent à la manière d’un Radiohead au top de sa forme, et même le chant, parfaitement exécuté, laisse planer le doute tant la similitude avec Thom Yorke est troublante. Ce qui frappe le plus, c’est la multitude de genres représentés sur ce disque mais qui au final n’en forment qu’un; de la pop incandescente de « Withered skin », au grungy « Wasteland » en passant par la folk maladive de « Weak » ou l’atmosphère dépressive de « Mirrors », les titres transpirent de douceur, d’émotion et sont empreints d’une fragilité touchante. Le songwriting est ahurissant, le moindre apport en instruments, effets ou chœurs est travaillé méticuleusement, ce qui donne une intensité encore plus forte au disque.
Après m’avoir séduit lors d’un concert seul avec sa gratte sous le bras, j’attendais beaucoup de son travail sur disque et bien je peux vous dire que je ne suis pas déçu. « Contagious » porte bien son nom car la musique de M. Fallan est réellement contagieuse, ce zikos est pétri de talent et mérite vraiment que l’on jette une oreille sur son disque, ce la vaut vraiment le détour.




























